samedi 2 juin 2012

Baptême de feu de Mutaani Magazine à Goma

Aujourd'hui une semaine depuis la cérémonie du baptême de feu qui a eu leu au Snack bar Coco Jambo de Goma. C'est aujourd'hui que Picha na Mazungumuzo trouve le moment de parler de ce magazine qui met en exergue ce que les autres médias ne parle pas. Ici je trouve l'occasion de reprendre l'élément sonore de Melanie Gouby la rédactrice en chef de ce magazine passé sur RFI. Les photos de Picha na Mazungumuzo immortalise l'événement lors de la cérémonie du lancement de Mutaani Magazine qui, bientôt sera dans les points de ventes de Goma.


 Comme il est bien présenté Mutaani Magazine
 Notons que chaque photo montre la scène et le mouvement de la soirée, Comme le disait dans son allocution :"Il y a de l'espoir malgré qu'à Bunagana il y a des affrontements et la vie continue à Goma." Cette soirée de la sortie officielle du Magazine est venue redonner l'espoir des Gomatraciens, d'autant plus que le magazine lui-même a fait la promotion des talants de la jeunesse de Goma et son environnement, ses repas, sa boisson et son architecture.
 Melanie Gouby directeur de rédaction de Mutaani Magazine prononce le discours à l'occasion du lancement du dit magazine.
















jeudi 24 mai 2012

Trois ans passé le démon de la guerre surgit encore et les opinions divergent

Pour des informations fiables contre les rumeurs sur la guerre au Nord Kivu, le boat est en train de s’éventré à l’hôtel Ihusi où ont été signé les fameux accords que les mutins présente en avant. Trois ans passé le démon de la guerre surgit encore et les opinions divergent. Une séance de communication café de presse organisée par la Monusco en partenariat avec la société civile et les forces vives du Nord Kivu en marge des professionnels des médias, acteurs de la société civile le FARDC la Police et les acteurs humanitaires et acteurs sociaux.

Baptême de feu de Mutaani Magazine


mercredi 23 mai 2012

Goma : agriculteurs et consommateurs désorientés par la hausse des prix

Les conflits armés, l’impraticabilité des routes ou la pénurie de semences provoquent la hausse du prix des produits vivriers. La situation empire et désoriente les agriculteurs, qui cherchent des responsables.
Sur le marché de Goma, les prix ne cessent de monter : "Cela faisait déjà plus de quatre mois que le prix des légumes augmentait, surtout ceux de l’ail et de l’oignon", râle Judith Kahindo, une ménagère. Et maintenant, avec, en pleine période de récolte, une insurrection au sein des Forces armées congolaises (FARDC) à Walikale et Rutshuru, qui a provoqué fuite et déplacements de nombre d’agriculteurs, "c’est le tour du haricot et de la pomme de terre", poursuit-elle.
L’offre devient insuffisante et certains vendeurs doivent s’approvisionner au Rwanda. "Puisque le sac de 100 kg de haricots de Masisi est passé de 55 $ à 120 $, sans parler des autres légumes, on va les chercher au Rwanda", affirme Marguerite Mbila, une vendeuse de haricots, qui constituent l'essentiel de l'alimentation. Pour revendre plus cher à Goma, où les prix ont parfois doublé… "Il y a peu de temps, nous pouvions revendre six grosses têtes de 1kg à 600 Fc (0,4$) ; aujourd’hui nous vendons 1 kg à 1 200 Fc", s’indigne Maman Mamy, une revendeuse d’oignons. Cette situation se répercute sur le marché rwandais : "Avant un sac d’oignons de 100 kg s’achetait à 70 $ mais aujourd’hui c’est 100 $ voir 12", indique Alice Muhawehimana, une Rwandaise.

Transports, insécurité…
Producteurs et consommateurs s’interrogent néanmoins. Les causes de cette hausse semblent en effet multiples : outre les déplacements de population et l’insécurité, il y a "les routes de desserte agricole défectueuses et les impacts de l’éruption du volcan Nyamulagira, en janvier dernier", selon Jean-Pierre Nuru, administrateur de la Coopérative du bas peuple, qui regroupe les petits commerçants de produits agricoles.
L’éruption du Nyamulagira "a enseveli la récolte qu’on attendait sous la lave", explique Katembo Mavunga, président des producteurs et vendeurs d’oignon. Et, sur les routes, le délabrement se mêle à l’insécurité pour rendre les transports difficiles : "Les transporteurs ont du mal à amener leurs véhicules vers les zones productrices, en plus de l’activisme armé qui empêche les cultivateurs d’exploiter leur parcelle", souligne Omari Kavota, activiste de la société civile du Nord-Kivu. Mais Mastaki, un cultivateur d’oignon de Rutshuru, ne croit pas pour sa part à l’insécurité comme cause de cette flambée des prix : "Nous sommes en carence de semences au Nord-Kivu. Nous nous approvisionnons en petite quantité au Rwanda, et parfois nous en manquons car tout dépend de leur saison culturale".




La FAO, bouc émissaire ?
Désorientés, certains veulent trouver un responsable à leurs problèmes : "Le FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) nous a causé préjudice en distribuant des semences d’oignon aux personnes non agricultrices et aux commerçants plutôt qu’aux agriculteurs. Et la pénurie nous rattrape", affirme par exemple Katembo Muvunga. Des griefs qui ne sont pas justifiés, selon la FAO, qui renvoie la balle : "Je tiens à signaler que nous ne travaillons jamais avec des individus, mais avec le ministère de l’Agriculture et les ONG internationales et locales qui nous présentent les besoins de la population", explique Massimo Giovanola, coordonateur zone Est du FAO en RDC. En clair, la FAO n’a "jamais fait de distribution spécifique pour l’oignon ; nos interventions se font en kit, surtout pour les produits maraîchers constitués des amarantes, aubergines, tomates, oignons", précise-t-il. Tout en rappelant l’aide déjà fournie : "Nous avons déjà réponse à certains problèmes parmi les plus urgents dans plusieurs provinces en République démocratique du Congo, par exemple l’assistance aux agriculteurs en semence améliorée de manioc."
Jean-Pierre Nuru, de la Coopérative du bas peuple, tient également à rappeler les faiblesses du système agricole du Nord-Kivu : "Nous pratiquons une agriculture traditionnelle, et il est difficile d’avoir une grande récolte. Si l’on mécanisait l’agriculture en renforçant notre sol par des engrais, le Nord-Kivu redeviendrait un grenier de la RDC. De grandes étendues de terre sont restées moins exploitées", conclut-il.
Alain Wandimoyi

vendredi 18 mai 2012

Comment un vieux sac de vivres peut changer des vies, protéger la forêt et les gorilles?

Dans le Nord Kivu la contribution du PAM ne se limite pas à nourrir les personnes les plus vulnérables. Grâce au recyclage, le PAM participe également à la conservation de l’environnement et à l’amélioration des conditions de vie des communautés.
par Djaounsede Pardon
Kibumba, Est de la RDC : Immaculée Buleze enfonce un mélange de débris de bois et de papier dans un tube qu’elle place sous une presse. La mixture arrosée d’eau s’épaissit. Une fois bien pressé, le cylindre est retiré de la machine, et il en sort plusieurs briquettes qui seront mises à sécher pendant trois jours. «Ces briquettes sont un combustible, substitut au charbon de bois. On les utilise dans les foyers améliorés», explique Immaculée.
Parmi les matériaux utilisés, des sacs de vivres du PAM, en épais papier beige, collectés par l’ONG, Africa Conservation Fund (ACF) sur deux sites de distribution de rations alimentaires.
Cette initiative a été lancée en 2008 par l’Institut congolais pour la conservation de la Nature (ICCN) pour lutter contre la déforestation dans le parc national des Virunga. Ce parc, classé «patrimoine mondial» par l’UNESCO, abrite de nombreuses espèces animales dont les rares gorilles des montagnes. Il est pourtant menacé par la coupe sauvage de bois, transformé en charbon, appelé localement le Makala et destiné essentiellement à la cuisson des aliments.
Les villageois, pour l’essentiel des femmes qui étaient auparavant impliquées dans la fabrication du Makala se regroupent par quatre, chaque groupe recevant une presse.
En juin 2010, le PAM a signé un accord avec ACF pour que l’association puisse récupérer les sacs de vivres, une fois vidés, dans les sites de distributions autour du parc des Virunga. Les sacs sont aussi utilisés tels quel, une fois le logo enlevé, pour transporter les briquettes. «La contribution du PAM est un exemple formidable de ce que l’on peut faire pour à la fois réduire la déforestation et améliorer les moyens de subsistance des communautés», explique Balemba Balagizi, le chargé du programme de production des briquettes.
Pour Immaculée Buleze, le projet a été un profond changement. «Avant, j’allais dans la forêt chercher le bois et fabriquer le Makala, ce qui posait un risque pour ma sécurité. Il fallait que je le fasse pour nourrir mes enfants et payer les frais de scolarité. Maintenant, je peux assurer mes besoins de base avec l’argent de la vente des briquettes,» raconte-t-elle.

jeudi 17 mai 2012

Du 17 mai 1997 au 17 mai 2012, 3 têtes et 3 règnes.

Désiré Mobutu Sese ( photo droit tiers) parti malgré lui le 17 mai 1997
 Laurent Désiré Kabila le libérateur
 Joseph Kabila Kabange
Simon Kimbangu le prophète, à lire sans passion pour mieux comprendre et tire une conclusion

lundi 30 avril 2012